Collaboration avec des partenaires locaux à Bukavu et à Uvira

Nos soins de première ligne bien au-delà des frontières de Bukavu

Nos soins de première ligne bien au-delà des frontières de Bukavu

La Maison de la Femme de Mamas for Africa à Bukavu collabore avec deux organisations partenaires locales. Femmes sous le palmier est actif dans le territoire de Kabare. Mamans engagées versent le développement intégral œuvres en Walungu. En outre, Mamas for Africa travaille ensemble avec des agents de santé de la zone Kalehe et Bunyakiri .

Ils sont tous actifs sur leur territoire qui va bien au-delà de Bukavu. Ils travaillent souvent dans des zones difficiles d’accès et à distance. Ils peuvent être considérés comme un poste avancé de Mamas for Africa.

Leur tâche principale est d’identifier les victimes de viol. Ils organisent également le premier accueil de victimes de viol et de femmes présentant des problèmes gynécologiques non-traités, mais potentiellement mortels.

Maison de transition pour les malades les plus graves

Après un premier screening nos collaborateurs locaux décident si un traitement spécialisé s’impose. Dans ce cas ils réfèrent la patiente à la Maison de la Femme à Bukavu, d’où elle est dirigée vers l’hôpital Panzi pour une intervention chirurgicale par l’équipe du Dr. Mukwege. Souvent ce sont aussi ces collaborateurs qui doivent organiser ce voyage.

En attendant ce voyage à Bukavu, les patientes trouvent refuge dans la maison de transition que Mamas for Africa a installé dans le territoiredes partenaires. Là elles reçoivent le premier accueil psychologique. Elles sont écoutées et peuvent raconter sans crainte ce qui leur est arrivé. Elles y sont aussi à l’abri d’éventuels agresseurs.

Après leur revalidation à l’hôpital les femmes retournent dans leur village. Là elles reçoivent la suite de leur accompagnement psychologique par les collaborateurs de nos partenaires. Cela se passe en groupes de femmes.

Invisible pour le monde extérieur

Beaucoup de villages dans la région se trouvent au fond de la forêt et sont quasiment inaccessibles par la route. Heureusement nos gens n’épargnent aucun effort pour atteindre d’éventuelles patientes.

Ceci est nécessaire, car souvent c’est précisément dans ces recoins que l’on trouve les victimes les plus traumatisées. Elles sont invisibles pour le monde extérieur. Mais dans leur communauté, elles sont pointées du doigt. Trop souvent elles se font répudiées par leur mari.

En plus, cela n’est pas uniquement le cas pour des victimes de viol, mais aussi pour des femmes souffrant d’affections telles que prolapsus et fistules, considérées comme sorcellerie par les villageois.

Sensibiliser de manière convaincante

Nos organisations partenaires jouent donc pleinement la carte de la sensibilisation des communautés de village. La prévention y trouve aussi sa place. Beaucoup de femmes dans ces villages sont affectées de prolapsus, où l’utérus est poussé hors du corps.

Aussi bien les hommes que les femmes doivent être conscientes de la cause, à savoir les grossesses trop rapprochées et les lourds poids que les femmes doivent transporter. Par sensibilisation nos collaborateurs attirent l’attention de la population locale sur les risques.

Dans ce processus les droits de la femme doivent nécessairement avoir leur place. Les femmes doivent pouvoir faire preuve de résistance pour veiller à leur propre intégrité. C’est ce que nos organisations partenaires essayent d’obtenir par des discussions de groupes et des formations.

Goitre : mieux vaut prévenir que guérir

Goitre : mieux vaut prévenir que guérir

Plus près de Bukavu se situent les sous-régions Kabare en Katane. Elles constituent la base de départ de notre autre partenaire dans la région, UPENDO. Déjà depuis de nombreuses années le docteur Sifa Musole se dépense pour protéger les femmes contre les séquelles de la carence en iodure dans la nourriture.

Le manque d’iodure cause en effet des problèmes au niveau de la thyroïde, à cause desquels les femmes souffrent de terribles goitres qui parfois les étranglent quasi littéralement. La grosseur donne des problèmes pour manger et avaler, mais a en même temps un lourd impact psychologique. A cause de la déformation au niveau du cou et de la gorge, les victimes sont souvent considérées comme ensorcelées et ainsi répudiées par leur famille. Contre tel scénario la prévention est une arme importante. Prévenir vaut toujours mieux que guérir.

Et pour mener la prévention de façon plus efficace, Mamas for Africa forme des collaborateurs sur place. Ceux-ci alors renforcent l’équipe d’UPENDO, de façon qu’un plus grand nombre de femmes puissent être jointes.

L’iodure fait des miracles

Un goitre signifie pour la malade un risque de santé et un problème psychologique, tout en étant facile à prévenir. Une nutrition de meilleure qualité et plus équilibrée, suffisamment riche en iodure, fait des miracles.

Cependant dans la région - où la nourriture manque et en plus est mal équilibrée – tout cela est plus vite dit que fait. Néanmoins UPENDO organise sans relâche des campagnes visant à prévenir le mal. Les femmes y apprennent à identifier les symptômes à temps. En parallèle elles reçoivent des conseils sur la nutrition qui peut réduire la carence en iodure. Il s’agit de conseils réalistes, faciles à suivre sans beaucoup de frais, en utilisant ce que la nature et l’environnement peuvent donner.

Intervenir si nécessaire

Malgré toutes les campagnes de prévention, il y a dans la région encore beaucoup de femmes souffrant de goitre. C’est pourquoi la sensibilisation seule ne suffit pas. Dans les cas les plus graves une opération constitue le seul moyen d’aider la femme. Le docteur Sifa fait donc le nécessaire pour faire opérer ces malades-là dans quelques hôpitaux locaux.

Nos soins de première ligne bien au-delà des frontières d'Uvira

Nos soins de première ligne bien au-delà des frontières d'Uvira

Beaucoup plus vers le Sud, au bord du lac Tanganyka, se situe la petite ville d’Uvira. C’est là que Mamas for Africa a sa deuxième Maison de la Femme. Nos gens à Uvira travaillent directement ensemble avec des agents de santé (des sages-femmes, des infirmières ...) qui sont connectés aux centres de santé centrales des zones Lemera et Fizi.

Le travail des agents de santé en grande partie semblable à celui des organisations partenaires près de Bukavu. Les agents de santé se chargent en premier lieu de rechercher des victimes de viol et de patientes affectées de problèmes gynécologiques non-traites.

Des premiers soins à l’intervention médicale

Le personnel soignant procure les premiers soins aux patientes dans un poste de secours sur place. Les femmes qui sont en danger ou qui ont besoin de soins médicaux spécifiques sont amenées à la Maison de la Femme à Uvira. De là elles sont souvent aiguillées vers Bukavu, où elles sont hospitalisées à la clinique de Panzi, éventuellement pour intervention chirurgicale.

En plus de ces agents de santé locaux, Mamas for Africa a aussi constitué sa propre équipe médicale. L’infirmière de Mamas for Africa voit les malades sur le terrain. Elle procure les soins de base, traite les malades et leurs partenaires présentant des MST et réfère les femmes avec de graves problèmes gynécologiques tels que fistules ou prolapsus à des centres spécialisés comme l’hôpital de Panzi à Bukavu.

Prévention et sensibilisation

Certains problèmes gynécologiques peuvent être prévenus, moyennant une information adéquate. C’est également le travail des agents de santé. Les collaborateurs organisent dans les villages des sessions de sensibilisation et offrent des formations, grâce auxquelles les problèmes peuvent être détectés et donc traités plus rapidement.   

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